Peste Noire – split – Peste Noire (full album, 2018)

The 7-th PESTE NOIRE full-length album is finally here! Three years since their previous release, Famine and his Kommando strike again. Peste Noire – split – Peste Noire, the name says it’s all: ten tracks divided in two parts – the traditional and the degenerate one, making it almost 50-minutes of “crème de la crème” of the French black metal.

The album is released in a digi-pack format, featuring a 12-pages booklet, two stickers (“Aux Armes” and “Aristocrasse”) and a large A3 poster.

Traditional part

Famine : vocals, guitars, bass, lyrics
Lazareth : trumpets
Lola : female vocals
Alexey (M8L8TH) : vocals on track 4
Spellgoth : vintage synths
Ardraos : drums
Recorded in France by Famine at La mesnie Herlequin studio. Mastered in France by Nate Higgers
Designed and printed by Militant Zone

Degenerate part

Famine : vocals, guitars, bass, lyrics
Āube (ne pas oublier la barre sur le A) : electronic/trap parts
Ardraos : drums
Saartjie : cello
Black Metal parts recorded in France at La mesnie Herlequin studio. Trap parts mixed in France by Āube. Mastered in Finland by the Finnvox studio.

Intro (from The Black Death) :
– Where does the church believe this pestilence is come from?
– I don’t believe god is punishing us like many do, I say from France, where all foul things emerge…

1. Aux armes

Pervitine et armes de guerre !
Cocktails molotov !
Plus violents qu’à l’âge de pierre
Et moches comme les Bogdanov.
On n’a pas lu Heidegger
Compter on sait pas
Mais on lance la hache de guerre
Comme Virgilius Alekna.
Va ! Va ! Va !
Trace ta route grosse lopsa avant qu’on t’désosse là…

Ténébreuse et magique
Est l’aura des jours dangereux qui viennent.
Bienheureuse est ma clique
Au refrain des sirènes
Quand ça pue la rue, l’urine et la flippe
Et que froide et sereine
En catimini loin des flics
Comme des clébards sur une chienne
Au fond d’un square elle te surine.

ROUGE, rouge sang écarlate, est de nos soldats la fureur !
BLANCS, blancs comme notre peuple, purs et royaux sont nos cœurs !
NOIRE, noire comme le purin, la terre qui boira vos douleurs
Et les larmes, et les spasmes, et le jus de vos corps.
Frère ! Ne reste pas derrière, monte au front prouver ta valeur,
Que la France éternelle se souvienne de ton heure !

Si j’avance,
Même dans la boue et les ténèbres,
Suivez-moi,
Prenez part au combat !
Si j’recule, tuez-moi.
Si j’avance,
Même dans la boue et les ténèbres,
Suivez-moi,
Prenez part au combat !
Si je meurs, vengez-moi
Au refrain des sirènes.

Ma voiture comme socle
Ta silhouette comme but
Ta mort pour horizon.

2. Interlude
Je t’ai prise pour une camarade
Sœur Nature ! Vieille France !
Mais t’es trop crade…
Je tourne je glisse dans la nuit froide
Cerné par tout ce qui est vieux
Et dans ma sombre cavalcade
J’entrevois l’Ennemi de Dieu.

3. Songe viking
Qui mane junctum vesperi
Diem vocari praecipis
Illiabitur tetrum chaos
Audi preces cum fletibus.

Ne mens grava ta crimine
Vitae sit exul munere
Duum nil perenne cogitat
Seseque culpis illigat.

Dans la vie, père m’a dit : ne suis que deux règles :
1) « Tue, casse, brûle, prends les diamants. »
Et si tu n’y arrives :
2) « Brûle, casse, tue, prends les diamants.
Brûle ! Casse ! Brûle tout ! »

Nous étions rois, enivrés par l’écume
L’écume du sang, l’écume de l’océan
Nos têtes de proue déchiquetant la brume
Et nos épées laissant mille trous béants.

Nos drakkars noirs, profilés comme des glaives
Perçaient la terre du peuple des brebis
Et remplis d’or, filant le long des grèves
Repartaient lourds d’esclaves et de rubis.

4. Raid éclair

On va t’faire boire la tasse, vermine !

Claquez bannières
Aux effigies du Borgne et du corbeau
Flagellez l’air
Comme on flagellera leurs visages et leurs dos.

Attaques éclair
De leurs lieux saints, leurs maisons, leurs hameaux ;
Mon sanctuaire
Sera fait de tes larmes, de ton sang et tes os.

Oh oh, Odin entends-tu
Vo-oh-ciférer ces chiens qu’on tue ?
Oh oh, Odin vois-tu
Comme on dépouille leurs temples et leurs statues larmoyantes ?

Hauts sont les feux des villages en poussière !
Beaux sont les dieux de la Mer et la Guerre !

Occis-les tous
Avale leur cœur et leur foie et leurs yeux
Digère et pousse
Pour les chier en briques sur leur saint chef-lieu.

Attaques éclair
De leurs lieux saints, leurs maisons, leurs hameaux ;
Mon sanctuaire
Sera fait de tes larmes, de ton sang et tes os.
De ton sang et tes os !

Texte russe

On avance tel un char, serrés comme des phalanges,
Un front kick dans ton lard, tu voles et tu t’allonges
Ici pas d’pleurnichards, pas de bébés qu’on lange
Non ! Que des vrais.

5. 666 millions d’esclaves et de déchets

J’ai rêvé d’une fosse
Immensément profonde
Jonchée de cadavres flasques
Et purulents
Où la chair avariée
De ces déchets immondes
Se noyait dans les flots
De leur propre sang.
J’ai rêvé de l’ultime vengeance
Achevée dans l’horreur et la souffrance
Où des millions d’êtres
Brassés, broyés et déchirés,
Symbolisaient l’ampleur
De mon infinie puissance.
Je me suis vu, moi l’être suprême,
Dressé sur le trône de la victoire finale
Bras bien levé, et visage blême,
Illuminer la foule d’un récit transcendantal
Et cette masse insignifiante
Ce troupeau d’esclaves dressés
Tous mes choses, mes chiens, mes jouets, mes pantins
Servir ma cause
Et nourrir mes desseins.

6. Tout dompter

Jours couleur merde, saveur crépuscule
De mon crâne
Ils ont fait une cellule
Où crimes, idées noires
Où idées noires, crimes
Comme des crapauds sautent
Sautent
Hop sautent
Pullulent sautent !

De coups, de crottes
Est taguée ma mémoire
Mon présent dévoré
Par la dépression, le cafard.
Vers et verrues les obsessions
M’ont verrouillé et laissent croire
Que le futur est rance
Que tout n’est qu’erreur et errance.
Enseveli vivant parmi les vivants
Enseveli vivant parmi les vivants
J’ai visité l’enfer
Ouvrant ma voile aux vents
De mort j’ai percé la matrice
Du monde, dévalant à 200
Le long de ses racines immondes.
Le long de ses racines immondes.

Tout au fond du cratère
J’ai trouvé Notre Père
Qui m’a donné le sens
La science de la Terre
Celle du Mal qui vaccine.

Ils sont dix dans ma tête
Ils sont dix parfois sept
Mais jamais ils n’arrêtent
De me dire à tue-tête de
Tout dompter.
Tout dompter.
Tout dompter.

7. Des médecins malades et des saints séquestrés (rap version)

Fume à cor et à cri l’hivernale industrie
D’abatage à la chaîne, après le soigneux tri,
Des viandes déportées pour l’incinération.
Psychose du Virus : sauvage Inquisition.

D’étranges médecins ont campé hôpitaux
A travers l’Europe pour gazer son fléau
(Fantasmées bactéries d’un tribun névrosé
Infectant les cerveaux de la masse extasiée).

Fume à cor et à cri l’hivernale industrie
D’abatage à la chaîne, après le soigneux tri
Des viandes déportées pour l’incinération.
Ici les malades ont pris la direction.

Abois, pogroms razzias ! Assourdissant chaos !
Vocifèrent les serfs de l’haute Gestapo :
Les dandys de Satan aux lourds casques d’acier
Entassent dans les trains d’éternels vacanciers.

Solennels roulements de bottes et de tambours
Sous un ciel éclipsé par le magma des fours
Crématoires, stryges à la puante haleine,
Crachant vies en cendres dans l’enclos de la haine ;

Fume à cor et à cri l’hivernale industrie
D’abatage à la chaîne, après le soigneux tri
Des viandes déportées pour l’incinération.
Ici les malades ont pris la direction.

8. Turbofascisme

Ouais c’est l’retour du coq loufoque qui t’fuck et toc ! toc ! toc ! POC !
Baisse ton froc
N’aie pas peur
La race des Seigneurs est dans mes couilles salope
Penche-toi bien
Vieille Europe
J’viens repeupler la France dans la forêt d’tes poils pubiens.
J’encule leur raison, leur affabilité
Leur douceur leur compassion leur dignité
Le fascisme, c’est pas un salon d’thé
C’est l’antre des barbares et des indomptés
Pleins d’testo
Viens pas test’ ou
Tu vas boire le nectar de nos testicules
Gros bâtard, fais des courbettes
Quand on grille le feu rouge avec nos véhicules
Aux jantes allu en soleil noir sur des ZR1 Corvettes
A toute à allure, traçant peinards, comme des voleurs à la sauvette,
Écarte-toi grosse carpette !

Mais qui a dit que le fascisme était un truc de vieux schnock chiant et constipé ?

Pedigree : race blanche. Criminelle, forte, intelligente. Aux States, 60% des crimes carcéraux commis par l’Aryan Nation, qui pourtant ne constitue que 2% de la population des prisons. Toutes les autres ethnies vont imiter leur code de conduite et leurs procédés.

Zéro pour cent raciste, cent pour cent identitaire
Respect à tous les peuples fiers
Pur sang rabzouzes, black panthers.
J’aime ma race, j’aime ta race
Mais si tu veux diluer les deux va niquer ta race
Mais si tu veux diluer les deux, frère trace
Rentre chez toi, fais comme Kémi Séba,
Niquer 1000 ans d’Histoire, de gênes et d’patrimoine c’est bas
Construis des écoles, des hostos j’sais pas
Mais arrête de chialer ici sur ton pouvoir d’achat
Il est plus riche, ton 93
Que bien des campagnes françaises :
Dans vos tours, que des vendus
Dans nos fermes, que des pendus.

Bêche dans une main, dans l’autre une épée
J’rappe
Pour l’retour des miens
De ceux qui tuent en duel quand on insulte pépé.

9. Aristocrasse

Chez Homère la gloire, le renom acquis dans le milieu compétent des braves, est la mesure objective de la valeur. Le héros homérique, comme à son exemple l’homme grec, n’est vraiment heureux que s’il s’affirme, se sent distinct et supérieur.

M’affirmer l’premier
Dans ma catégorie
Celle des moches, des mauvais, des mort-nés qui décochent que des bactéries.
Depuis p’tit mon ami moi la vie j’la conçois comme un safari
Au milieu des hyènes, p’tit con,
J’viens cracher mon haleine
Aux relents d’ziklon
De Bleu d’Auvergne
Et d’kérozène.

Tous terrassés par mon Black racé
Regarde autour de toi un peu pédé
La voie qu’j’ai tracée.
Depuis PN y’a plus un mec zen
Dans l’Black français.
Que des bouses…
Mais où sont passés ces putains d’blancs requins ?
Une nouvelle prod de La mesnie Herlequin
Et les blackeux chantent le blues…

Big up Néron, Tepes, Rais, Sade et les autres !
On est venus ressusciter les berserkers, les Argonautes,
L’autre Age et l’outrage, l’Ancien Age et la rage
Gros comme Babar, avec une blonde barbe, une longue barre
Notre barbare héritage.

C’est mauvais et malades que nous restons fidèles au sommet. Notre bonté s’évalue dans le degré de douleur qu’inflige la distension entre le souvenir du Haut et l’obligation du Bas : corde du Passé au cou, boulets de l’Avenir aux pieds, voilà qui fait de nous les Grands, tendus presque arrachés. Notre bonté sera : venger les Anciens et nous-mêmes.

Ô blancheur de ma race, lumière cadavérique,
Rayonne par ta crasse, rends l’horreur féerique !
Nous voilà là les aristocrates de la boue et du Bas
Oui nous sommes moitié rats, moitié rois
Vainqueurs pleins d’rancœur comme à Poitiers mon gars
Trônant OKLM cigare à la main
En dégustant un café-crème
A la face de nos prisonniers
Debout sur nos proies saignées
Comme de gros verrats.

Mc Famine, DJ Nocide
Pour le 7ème Peste Nègre
Plus agressif qu’une barre à mine
Et plus aigre
Que le plus sale
Des pesticides.
Qui y goûtera agonisera.

10. Domine

Wow, éteignez-moi ces putains d’lumières là
C’est quoi ces têtes de glands sérieux ?
Et tout c’sang dégueu ?
J’y retournerais bien dans le bide à ma mère
Mais comme tous je demeure
Dans l’angoisse, la poisse, la de-mer.
En spéléo dans le royaume du sale
J’ai de suite perçu c’monde
Comme un rectum abyssal
Où fister tes fils, tes créatures, Ô Domine,
Juste pour l’plaisir sale pourriture
De les dominer,
Était de toutes les nourritures
La plus exquise et raffinée.
Ici-bas rien, ni bien, ni mal,
Juste les lois fatales du règne animal
Et l’arbitraire et le hasard et le désert
Où les anges mangent la fange sous le ronron des bulldozers.
Quoi ? T’as cru qu’j’étais un chien ou quoi ? Une fourmi ?
Un truc qui passe là, bosse là, meurt là
Sans foutre la merde dans c’foutu fourbi ?
J’partirai pas sans faire mal,
Sans contempler quelques commis de ce système devenir bleus,
Tout froids et pâles.
Appelle ça Pan, Wotan, Satan, Baal…
J’m’en bats les couilles tant qu’à coup d’crosse j’fais des cratères dans des collimateurs
Pour me venger de cette tristesse que depuis gosse le Créateur
M’a mis gratos comme une seringue de tétanos dans les artères.
J’ai jamais pris mon pied autrement qu’en tirant sur les ambulances
J’bande mou si y a pas du pu, d’l’abus et d’étranges souffrances
M’sors pas tes trucs de feuj genre j’voulais ken ma mère pendant mon enfance
J’voulais déjà percer leur panse, niquer leurs chances, dès la naissance.
A qui la faute si les nuages de la mélancolie
Tombent comme des piafs malades
Et bouffent par la racine les pissenlits
Dès que la haine surgit, telle une aubaine,
Miraculeuse et saine, comme le Messie ?
Ne rien kiffer à part l’ivresse de salir
Baiser l’autorité pour seul et unique plaisir
Telle est la vocation, le passe-temps, le loisir
De la race des crevures avant de moisir.
Si Dieu existe dans le ciel de nos têtes
C’est pour prêter son cul afin que l’on lui pète
Et qu’on atteigne par lui ou plutôt par son train-arrière
La joie ultime sans difficulté ni prières.
Dieu, tu es une putain au sens propre
C’est par toi leur moyen, que tes fils
Jouissent.
Dieu, tu es le pont et la barrière
La barrière qu’on enfonce, la barrière nécessaire
Oui Dieu, tu es le meilleur auxiliaire de ton putain d’adversaire.
Dieu, t’es le soleil du Mal, le flamboyant miroir
De son écrasante gloire.

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